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carte lyon

Un semblable rassemblement d’hommes et d’activités a bénéficié d’une situation et de sites successifs globalement favorables et d’une longue histoire. La situation de Lyon a toujours été décrite comme un carrefour majeur sur l’axe mer du Nord-Méditerranée, à la convergence de voies transversales ouvrant par le haut Rhône vers la Suisse, par la Saône et les seuils de Bourgogne et d’Alsace vers les pays rhénans et germaniques, par les cols alpins vers l’Italie, et, dans une bien moindre mesure, par la vallée du Gier et les cols des monts du Lyonnais vers l’axe ligérien et l’Atlantique.

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Produit d’une semblable situation, le site de confluent a (fait rare) une valeur à la fois historique et actuelle, qui assure la pérennité de la fonction de transport fluvial et d’entrepôt, elle-même à la base de la vocation mercantile et financière qui devait assurer l’essor de Lyon. Mais ce site de confluent, combiné à celui d’oppidum (la Croix-Rousse, Fourvière), a largement été débordé par la croissance de la ville, qui, depuis le xviiie s., s’est étendue sur les îles stabilisées (Brotteaux) et les plaines alluviales fluvio-glaciaires de la rive gauche du Rhône, mais aussi sur les contreforts des monts du Lyonnais à l’ouest.

Génétiquement liée à l’industrie textile, la chimie lyonnaise, à base pétrolière (plate-forme de Feyzin), produit des colorants, des matières plastiques, des fibres artificielles et synthétiques, des produits pharmaceutiques, aromatiques, photographiques. Ces activités sont complétées par le développement des biotechnologies. Si la soierie a assuré (canuts de la Croix-Rousse) la renommée de Lyon, elle ne présente plus, aujourd’hui, qu’une activité marginale et de haut luxe. L’essentiel de la production porte sur les textiles synthétiques et artificiels (filature, tissage, impression, confection). La métallurgie couvre une gamme de fabrications allant des biens intermédiaires (forges, fonderies) à la construction mécanique (machines-outils, machines textiles) ou automobile (camions, tracteurs, matériel de travaux publics) ou aux fabrications électromécaniques (moteurs de locomotives, machines tournantes). Ces productions se réalisent en unités de taille variable dans l’agglomération, mais font aussi appel à un réseau régional (Saint-Étienne, Grenoble) de sous-traitants. S’ajoutent à ces secteurs forts le bâtiment et les travaux publics et des industries plus traditionnelles (produits alimentaires, verrerie, papeterie, travail du cuir).

Le secteur tertiaire est aujourd’hui prépondérant. La fonction commerciale et de service, très diversifiée, a repris et amplifié les vieilles traditions marchandes, bancaires et culturelles : système financier, universités, École du service de santé des armées (la ville est également le siège d’une région militaire), Écoles normales supérieures, services juridiques, commerciaux (foire internationale), entreprises de transport et d’entrepôt (port Édouard-Herriot [conteneurs], centre d’affaires de la Part-Dieu). Si dans ce domaine Lyon souffre de la prééminence de Paris, son pouvoir s’exerce sur l’ensemble de la Région Rhône-Alpes. Une semblable diversité a engendré un tissu urbain complexe.

Dans le vieux Lyon des bords de Saône, de Fourvière et de la presqu’île, les densités restent élevées et la modernisation est difficile en raison de la nature du tissu urbain et de l’importance du patrimoine historique et culturel (le site historique de Lyon est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1998). Autour, l’agglomération s’est développée selon des modalités différentes en fonction des époques et des activités dominantes. L’élément essentiel est la rive gauche du Rhône avec ses plans géométriques associant quartiers industriels (Gerland), de résidence aisée (Tête-d’Or, Brotteaux), composites (Monplaisir), tandis qu’avec Villeurbanne, puis d’autres communes de la banlieue (Vaulx-en-Velin, Bron, Saint-Priest, Vénissieux), apparaît l’urbanisation plus récente (grands ensembles d’immeubles collectifs, zones industrielles, habitat pavillonnaire). C’est sur cette rive que les terres, abondantes et plates, permettent la réalisation des équipements lourds : port Édouard-Herriot, zones industrielles de Saint-Fons-Feyzin, de Vénissieux-Corbas-Saint-Priest, de Meyzieu, gare T.G.V., aéroport Lyon-Saint-Exupéry, anciennement Lyon-Satolas. La rive droite n’offre, au contraire, à l’expansion urbaine qu’un espace cloisonné par les reliefs. Mais la saturation du vieux Lyon explique l’extension de l’habitat collectif à la Duchère, Vaise, Sainte-Foy-lès-Lyon, tandis que le « balcon » sur la Saône, de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or à Saint-Germain-au-Mont-d’Or, devient un axe de résidences aisées, voire de luxe. La ségrégation spatiale urbaine qui en résulte alourdit, en dépit de coûteux aménagements (voies rapides sur berges, tunnels, rocades autoroutières), les difficultés de circulation dans l’agglomération. C’est, en partie, pour compenser ce déséquilibre que, en direction de Bourgoin-Jallieu et Grenoble, se développe, lentement, la ville récente de L’Isle-d’Abeau. Le grand projet urbain Lyon Confluence agrandit le centre de Lyon jusqu’au point de rencontre de la Saône et du Rhône. Ce nouveau quartier, dont la construction a commencé en 2006, associe des programmes résidentiels, tertiaires, commerciaux et d’équipements publics, le long du quai Rambaud, autour notamment de l’ancien bâtiment des Douanes, au sud-ouest de la gare de Perrache.

Taille: 92 cm
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Taille: 110 cm
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Cartes Super Géantes: carte lyon


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