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carte bruxelles

D’après la légende, Bruxelles aurait été fondée vers 600 par l’évêque de Cambrai, saint Géry, sur une petite île de la Senne. Née sans doute sur les hauteurs de la rive droite de la Senne, la ville aurait été ainsi à l’abri des inondations. En 977, l’empereur Otton II confie le comté dont Bruxelles fait partie au duc de Basse-Lotharingie, Charles de France. Celui-ci fait alors construire dans l’île dite de Saint-Géry un castrum, ou château, protégeant la frontière occidentale de l’empire contre les attaques flamandes. Poste défensif, ce château est aussi le centre administratif du comté et une place marchande de grande importance. Bruxelles est un portus : la Senne cessant d’être navigable à cet endroit, les marchandises y sont débarquées pour être acheminées par terre, vers le sud. Par ailleurs, point de transit entre les deux principales villes de Flandre, Bruges et Gand, à l’ouest, et Louvain, Liège, la Meuse et le Rhin, à l’est, Bruxelles se trouve sur la nouvelle route commerciale Cologne-Bruges, qui remplace la vieille voie Bavai-Gembloux-Tongres, au sud. Favorisée par son site et sa situation, Bruxelles va connaître un essor rapide. Sous le règne du duc de Brabant, Lambert II Balderic (†vers 1063), le transfert de la châsse de Sainte Gudule de la chapelle du château à l’église des Saints-Michel-et-Gudule, récemment édifiée, est d’une grande importance pour le développement de la ville. Longtemps attribuée à Lambert II en 1040, la construction de la première enceinte de la ville ne daterait que de 1100. À l’abri de murs de 4 000 m de périmètre, flanqués de 50 tours, percés de 7 portes, la vie urbaine se développe autour de trois foyers principaux : l’église des Saints-Michel-et-Gudule, le Nouveau Marché installé en dehors de l’île de Saint-Géry et le château de Coudenberg, résidence ducale sur la rive droite de la Senne.

Aussi Bruxelles devient-elle au xiiie s. la ville politiquement la plus importante du Brabant, et cela bien que Louvain en soit de droit la capitale. Administrée par un échevinage en 1155 et peut-être même dès 1138, Bruxelles reçoit sa première keure, ou charte, des mains du duc Henri Ier (duc de 1190 à 1235), le 10 juin 1229. Celle-ci accorde à la commune constituée par les bourgeois qui ont prêté serment de nombreux privilèges : sauvegarde des personnes et des propriétés privées, prohibition de la justice personnelle, inviolabilité du domicile, interdiction d’abriter des coupables et de falsifier les poids et mesures. Privilégiés par hérédité ou par achat du droit de bourgeoisie, les notables bruxellois fondent une gilde dont la constitution est approuvée par le duc de Brabant en 1289. Composée des seuls membres des lignages, la gilde ne se contente pas de diriger l’industrie drapière et d’exercer sa domination économique et sociale sur les salariés ; ses préoccupations sont également politiques et ses interventions fréquentes auprès des échevins auxquels ses membres sont apparentés. Contre cette oligarchie dirigeante éclatent bientôt des mouvements revendicatifs unissant les petits patrons aux compagnons. Animée par la moyenne bourgeoisie désireuse de partager l’échevinage avec les lignages, la première émeute populaire de 1303 contraint le duc à accorder « une gilde au commun de sa ville de Bruxelles » ; il s’agissait sans doute d’élargir, du côté des petits métiers, la composition de la gilde. Une deuxième émeute ayant éclaté au début de 1306 et contraint les patriciens à la fuite, le duc Jean II (duc de 1294 à 1312), absent de Bruxelles, se hâte de revenir pour écraser les forces des gens des métiers à Vilvoorde. Malgré ces troubles, Bruxelles connaît un développement considérable, ses draps étant, en particulier, exportés avec succès, notamment au xive s. sur les marchés de Paris, d’Allemagne du Sud et jusqu’à Venise.

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L’incendie de 1276, qui détruit plus du tiers des habitations, puis l’extension des faubourgs vers le sud, où se sont installés, après l’émeute de 1306, un grand nombre de tisserands et de foulons, enfin l’enrichissement de la ville justifient la construction d’une deuxième enceinte (1359-1379), qui s’étend sur 8 km et englobe 450 ha. Sous le règne de Venceslas Ier (1355-1383), le mouvement démocratique reprend, favorisé par l’affaiblissement du pouvoir ducal et par les oppositions à l’intérieur même des lignages. Bruxelles bénéficie, avec tout le duché de Brabant, de la charte de 1356, dite « Joyeuse Entrée ». Stimulés par l’attitude du duc qui cherche à affaiblir les patriciens de Louvain, les métiers bruxellois massacrent de nombreux patriciens, le 23 juillet 1360. Après avoir exercé de violentes représailles, les échevins acceptent de consulter à partir de 1366 les principaux chefs des métiers, notamment en matière financière. Cependant, le régime demeure oligarchique, les échevins restant choisis par le duc parmi les seuls candidats présentés par les sept lignages en vertu du privilège du 19 juin 1375. Ayant attaqué en 1421 les membres des lignages et exécuté plusieurs favoris du duc Jean IV (duc de 1415 à 1427), les gens des 49 métiers groupés en 9 nations arrachent aussitôt à celui-ci le droit de nommer la moitié des échevins et un des deux bourgmestres de la ville. En 1422, le clergé, la noblesse et la bourgeoisie prennent le nom d’états et décident de placer le duc sous la tutelle d’un conseil.

En 1430, le duc Philippe de Saint-Pol étant mort sans enfants, les états du Brabant désignent Philippe le Bon comme héritier du duché, pour l’empêcher de tomber entre les mains de l’empereur. Devenue l’une des résidences des ducs de Bourgogne, la ville s’enrichit au temps des Valois et conserve son importance sous les Habsbourg, au prix d’une importante mutation économique (substitution de la tapisserie à la draperie et construction du canal de Willebroek [1550-1561], qui remplace la Senne envasée comme voie d’accès à la mer). Temporairement transféré à Malines, le siège du gouvernement est rétabli définitivement à Bruxelles sous Philippe II. Les troubles religieux du xvie s. et la réaction catholique, principalement sous le duc d’Albe, portent un coup sévère à la prospérité de la ville : en 1576, par la Pacification de Gand, les 17 provinces des Pays-Bas se fédèrent et se donnent pour objectifs l’expulsion des troupes espagnoles et la suspension des décrets du duc d’Albe contre les hérétiques. Ayant chassé les Espagnols en 1578, Bruxelles est réoccupée par le duc de Parme, Alexandre Farnèse, le 10 mars 1585. La période espagnole est pour la ville une période de stagnation, voire de décadence.

Taille: 92 cm
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